L'INFAILLIBILITÉ DU PAPE

Par Mgr. Robert Fidelis McKenna, o. p.

Note : cet article a été publié dans la revue Sodalitium n°50

A plusieurs reprises déjà ‘Sodalitium’ a traité la question de l’infaillibilité pontificale (voir par ex. n° 40, pp. 36 s, n° 43, pp. 31 s, n° 47, pp. 48 s). Nous sommes heureux de pouvoir présenter ici au lecteur une traduction par nos soins d’un article de Mgr Robert Fidelis McKenna, paru en anglais dans la revue ‘Catholic forever’. Dans ce bref article l’auteur défend avec clarté l’infaillibilité pontificale et son étendue s’opposant aux restrictions abusives qui, ces dernières années, y ont été mises hélas par tant de gens. Il ne sera pas difficile à nos lecteurs de constater que la position prise par l’illustre auteur dominicain correspond substantiellement à celle de notre revue. En effet toutes deux affirment tant l’infaillibilité du Magistère ordinaire que l’infaillibilité du Magistère extraordinaire ou solennel : la seule différence, qui est une question de libre discussion, réside dans la frontière entre Magistère solennel et Magistère ordinaire. Pour ce motif, dans l’optique de Mgr McKenna, identifier Magistère ex cathedra et Magistère solennel n’infirme en rien l’infaillibilité du Magistère ordinaire. Tous deux sont infaillibles ; la différence est dans le mode d’infaillibilité, donc secondaire. La différence ne change en définitive rien à la chose.

Sodalitium

1 - Définition et interprétation

 

Mgr. Robert Fidelis McKenna, o.p.

L’Infaillibilité du pape, comme chacun sait, a été définie par le Concile du Vatican en 1870. Les Pères du Concile la déclarèrent dogme divinement révélé, la formulant comme suit :

 

“Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit en vertu de sa suprême autorité apostolique qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église” (Denz. 1839. F.C. Dumeige 1975, n. 484, p. 266).

 

Communément, la définition est comprise en ce sens qu’elle détermine la limite ou l’étendue de l’infaillibilité pontificale ; c’est-à-dire que le pape est infaillible seulement lorsqu’il définit une doctrine ex cathedra.

 

Cette interprétation impose à son tour une limitation à l’infaillibilité de l’Église elle-même - “cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son l’Église”. Si, lorsqu’il ne parle pas ex cathedra, le chef visible de l’Église peut se tromper en matière de foi ou de morale, l’Église sera nécessairement impliquée dans chaque erreur qu’il commettra.

 

Que le pape puisse errer quand il ne parle pas ex cathedra, voilà assurément ce qui semble être l’interprétation la plus répandue parmi les catholiques. Les manuels de théologie, tout en n’admettant pas que l’Église ou le pape puissent se tromper en quelque matière directement ou indirectement connexe à la Révélation divine, ne vont pas jusqu’à enseigner que tant l’un que l’autre est tout simplement infaillible en soi. Se basant sur ce qu’enseigne par ailleurs le Concile du Vatican, ils font de la Révélation divine l’objet primaire ou direct de l’infaillibilité, et des vérités implicites à la Révélation, l’objet secondaire ou indirect.

“De plus on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel.” (Denz. 1792. F.C. Dumeige, n. 93, p. 49).

 

En effet, ceux qui voient dans ces mots une définition du dogme même sont amenés à croire qu’un pape ne parle ex cathedra et infailliblement que lorsqu’il définit un dogme, comme celui de l’Immaculée Conception ou de l’Assomption.

 

2 - Erreur d'interprétation

Et pourtant ce n’est pas l’objet de l’infaillibilité que le Concile définit là mais l’objet de la foi - “de la foi divine et catholique.” Se limiter aussi à faire objet d’infaillibilité seulement ce qui est divinement révélé, directement ou indirectement, revient à laisser ouvertes au débat une multitude de matières non clairement connexes à la Révélation, même des matières relatives à la foi et aux mœurs réglées par lettres encycliques ou autres documents pontificaux. C’est plutôt dans la définition de l’infaillibilité du pape donnée par le Concile que l’objet de l’infaillibilité est établi, c’est-à-dire une “doctrine de foi et de mœurs.” Il n’est pas dit : une doctrine “divinement révélée”.

 

Si l’autorité enseignante de l’Église – le Magistère - n’est pas ainsi (absolument) infaillible, il y a alors, ou il peut y avoir un enseignement émanant de l’Église dont on peut ne pas être certain dans la mesure où il n’est pas qualifié comme étant “de fide”. Mais comment cela est-il possible si, chaque fois qu’elle parle, l’Église parle au nom de Jésus-Christ, la Vérité même ? “Qui vous écoute, m’écoute” (Luc X, 16).

 

3 - Vrai interprétation

Ce qui découle, et tout ce qui découle, de la définition par le Concile du Vatican de l’infaillibilité du pape quand il parle ex cathedra n’est pas que lorsqu’il ne parle pas de cette manière il est faillible, mais que quand il ne parle pas ex cathedra, ce n’est pas ex cathedra qu’il est infaillible ; non pas qu’il n’est pas infaillible formellement parlant (simpliciter), mais qu’il n’est pas infaillible sous ce rapport (secundum quid), c’est-à-dire ex cathedra. Ce n’est pas que le Concile reconnaît ou définit une limite à l’infaillibilité ; c’est qu’il la défend contre ceux qui la disent soumise à d’autre facteurs - le consentement des évêques, sinon les décrets ou canons d’un Concile Général.

“Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église”. Dans cette dernière phrase de la définition du Concile se trouve la clef de son interprétation correcte. Ne pas en tenir compte est à la racine de la croyance absolument pas catholique en un pape susceptible d’errer quand il ne définit pas une doctrine ex cathedra, même s’il parle ex officio. Naturellement il est évident qu’il peut errer lorsqu’il ne parle pas en tant que pape mais en tant que “docteur privé”. La phrase qui clôt la définition du Concile exprime son véritable objet et son véritable but ; c’est à dire l’infaillibilité du Souverain Pontife, même quand il parle seul de sa propre autorité.

 

Ce n’est pas de l’infaillibilité pontificale en tant que telle dont il s’agit, mais de l’infaillibilité personnelle du pape. Le Concile définit que lorsqu’il parle ex cathedra, il est infaillible de son propre droit de pape et pas seulement parce qu’il parle en tant que représentant de l’Église.

 

Le concile du Vatican, convoqué par Pie IX.

Le Magistère n’est pas divisé. La distinction du Concile entre Magistère “Solennel” et Magistère “Ordinaire et universel” ne désigne pas deux espèces de Magistère, et encore moins un Magistère faillible ou infaillible, mais la manière ou le mode dans lequel l’unique Magistère infaillible est exercé. Une définition ex cathedra, impliquant comme elle le fait la plénitude de l’Autorité Apostolique, est en elle-même un exercice du Magistère Solennel, même quand elle n’est pas définition d’un dogme reconnu par le Canon §1323, 2 du Code. (Le fait de dire qu’une définition de ce genre se rattache à la fois à un Concile œcuménique et au Pape parlant ex cathedra ne limite pas vice-versa par loi de conséquence les déclarations ex cathedra aux définitions de dogme). L’infaillibilité du Magistère, disons-nous, comporte en soi l’infaillibilité du Souverain Pontife chaque fois qu’il parle ex officio, pas nécessairement ex cathedra.

 

Notons que l’infaillibilité du Magistère ordinaire elle-même n’est pas limitée aux définitions de ce qui est de révélation divine, comme beaucoup le croient impliqué dans les autres paroles du Concile citées plus haut. Bien au contraire. Si l’on considère non l’infaillibilité en elle-même mais l’objet de foi représenté par ces mots, c’est réellement l’infaillibilité du Magistère ordinaire, en même temps que celle du Magistère solennel qui est concernée.

 

4 – Confirmation

Cette analyse de la définition de l’infaillibilité pontificale, basée sur un examen attentif des termes de la déclaration du Concile du Vatican, est en conformité avec l’enseignement du Pape Pie XII dans son Encyclique Humani Generis (§ 20). “Il ne faut pas estimer non plus”, dit-il, “que ce qui est proposé dans les encycliques ne demande pas de soi l’assentiment puisque les papes n’y exercent pas le pouvoir suprême de leur Magistère. A ce qui est enseigné par le magistère ordinaire s’applique aussi la parole : ‘Qui vous écoute m’écoute’ ; et, la plupart du temps, ce qui est exposé dans les Encycliques appartient déjà d’autre part à la doctrine catholique” [F.C. n. 509 p. 277].

 

Et Pie XII poursuit - et là, c’est aux papes parlant ex cathedra qu’il est fait référence - “Si les papes portent expressément dans leurs actes un jugement sur une matière qui était jusque-là controversée, tout le monde comprend que cette matière, dans la pensée et la volonté des Souverains Pontifes, n’est plus désormais à considérer comme question libre entre les théologiens”.

 

De la même manière que le Concile du Vatican définit le pape et non l’Église elle-même comme ayant la primauté de juridiction, ainsi reconnaît-il son infaillibilité lorsqu’il parle ex cathedra, indépendamment du consensus de l’Église. Loin d’être infaillible “uniquement” lorsqu’il parle ex cathedra, le pape l’est, affirmons-nous, même en ce cas. C’est bien différent !

 

On trouve une confirmation de notre analyse dans ce que dit le Concile du Vatican préalablement à sa définition du Magistère infaillible du pape : “(...) la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège Apostolique” (FC 478). Et encore “(...) le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de Notre-Seigneur (...)” (Denz. 1836).

 

Sa Sainteté le Pape Pie XII

 

5 - “Conditions” mal interprétées

Quelles que soient lesdites quatre “conditions” pour une déclaration ex cathedra, elles ne sont pas conditions pour que le pape se prononce infailliblement. Ces “conditions” sont seulement les éléments ou facteurs impliqués dans cette déclaration, définissant ce qui est entendu par le terme ex cathedra. Tout le monde sait naturellement qu’un pape ne parle pas ex cathedra quand il ne parle pas dans l’exercice de sa charge - ex officio, en “remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens” (“condition” #1).

 

Ce qu’il “définit (...) comme doctrine sur la foi ou les mœurs” (“condition” #2) désigne l’objet évident ou matière de cette déclaration, c’est à dire une matière de religion.

 

Ce qu’il “définit” comme doctrine devant “être tenue par toute l’Église” (“conditions” #3) fait partie de la nature même des matières doctrinales. Rien n’est jamais doctrinal pour seulement une partie de l’Église ! Il n’est donc pas nécessaire qu’un pape parlant ex cathedra proclame expressément son intention de lier tous les fidèles. Il est évident que c’est présumé nécessaire pour la solennité.

 

Le terme “solennel” ne figure pas cependant dans la définition du Concile. Nous avons déjà vu que la solennité est intrinsèque au caractère ex cathedra de la déclaration, celle-ci émanant de l’Autorité Suprême Apostolique du Souverain Pontife. Un document officiel suffit - quelque chose de plus qu’une Lettre Encyclique. Citons encore une fois Humani Generis : “Si les papes portent expressément [pas ‘solennellement’ - j’insiste] dans leurs actes un jugement sur une matière jusqu’alors controversée (....) cette matière (....) n’est plus désormais à considérer comme question libre”.

 

Il y a des degrés de solennité. Les dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption de la Sainte Vierge furent définis, eux, avec la plus grande solennité, parce que ces deux dogmes appartiennent à la révélation divine et qu’ils étaient désirés universellement par les évêques et les fidèles. Mais les évêques ayant été consultés dans les deux cas, ce ne sont pas des exemples typiques de définition ex cathedra, qui, comme nous l’avons vu, exclut cette nécessité.

 

On trouve des exemples plus précis de ces définitions [ex cathedra] dans la Lettre apostolique de Léon XIII sur l’invalidité des Ordres anglicans et dans la Constitution apostolique de Pie XII déterminant la matière et la forme sacramentelles des saints Ordres. Dans les deux cas le pape a tranché sans faire référence à aucune consultation d’évêques sur la question, et ce faisant, il a répondu à la définition d’une déclaration ex cathedra. Les papes ont usé de leur “Suprême Autorité Apostolique” - et c’est la “condition” #4 – pour définir “qu’une doctrine sur la foi et les mœurs doit être tenue par toute l’Église”.

 

Mais alors le nombre de ces exemples dans l’histoire de l’Église, s’ils ne sont pas légions, n’est certainement pas négligeable – contrairement encore une fois à l’opinion communément répandue. La condamnation du Libéralisme par le Pape Pie IX dans le Syllabus des Erreurs, et du Modernisme par saint Pie X dans le décret Lamentabili sont d’autre éminents exemples de définition ex cathedra.

 

C’est dans cette même condition #4 que nous trouvons le cœur d’une définition ex cathedra - le Pape exerçant “sa Suprême Autorité Apostolique”. Cela revient en pratique pour le Pape, comme nous l’avons vu, à utiliser, “sous la divine assistance à lui promise en la personne de saint Pierre”, l’autorité de résoudre une controverse doctrinale, qui dès lors, selon les propres paroles de Pie XII, n’est “plus désormais à considérer comme question libre”.

 

6 - Fruit d'Erreur

La compréhension erronée de la définition de l’infaillibilité du pape par le Concile du Vatican constitue l’obstacle majeur à l’unité des traditionalistes opposés à “Vatican II”. Pour la majorité d’entre eux, la conviction générale que le Pape n’est infaillible que sous certaines conditions est un motif pour “avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre...” - pour reconnaître le Pape quand il est en accord avec la tradition catholique, et ne pas le reconnaître quand il ne l’est pas.

 

Mais qu’est cela sinon mettre la proverbiale charrue avant les bœufs - Mettre la Tradition avant le Pape et le Magistère vivant ? D’où la Tradition tire-t-elle son autorité si ce n’est du Magistère enseignant qui lui donne son autorité ? A défaut d’un vrai, légitime Souverain Pontife, les catholiques doivent en effet avoir recours à “la sainte tradition, interprète et gardienne de la vérité catholique” comme la nomme le Catéchisme du Concile de Trente. Mais l’appel à la tradition n’est pas le fait d’un seul. Lorsque l’Archevêque Marcel Lefebvre, reconnaissant en Montini l’autorité pontificale, tenta cet appel à la tradition, il lui fut répondu : “Je suis la Tradition”.

 

En effet, la mauvaise interprétation de la définition du Concile a montré qu’elle n’a servi rien moins que d’occasion pour l’improprement nommé Concile Vatican II lui-même, caractérisé par ses présumés papes et leurs déplorations des erreurs commises dans le passé par l’Église, ces erreurs qui ont “offensé nos frères séparés”. Après tout, si le pape n’est pas lui-même personnellement infaillible, alors l’Église au-dessous de lui ne l’est pas non plus : c’est théologiquement certain, comme nous l’avons démontré. La porte est grande ouverte à l’hérésie de l’Indifférentisme (Œcuménisme).

 

“Vous les reconnaîtrez à leurs fruits” (Matth. VII, 20). L’exode massif de prêtres, de moines, de religieuses dans le sillage de “Vatican II”, avec depuis lors, la diminution de moitié du nombre des fidèles, grâce à l’“Aggiornamento” commencé par Jean XXIII et à la “Nouvelle Messe” de Paul VI - tout cela montre assez clairement à qui a des yeux pour voir, que le roi est nu ; qu’en réalité le Concile n’est rien moins que la seconde Réforme protestante. Une attaque contre l’Église qui, cette fois cependant, ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur.

 

Mais si, en fait, comme nous l’avons montré, le pape est infaillible ex officio (dans l’exercice publique de sa charge), comme l’est elle-même l’Église, et ce, pas seulement lorsqu’il parle ex cathedra, que s’en suit-il sinon que les papes de Vatican II ne sont pas en acte, formellement papes ? Un vrai Pape ne peut contredire aucun de ses prédécesseurs pas même en une seule matière de foi et de mœurs. Le pasteur a été frappé et les brebis ont été dispersées (Matth. XXVI, 31).

 

Post-scriptum : L'“infaillibilité” de Mgr Lefebvre

La Fraternité Saint-Pie X et plusieurs traditionalistes nous accusent, comme on sait, d’exagérer l’infaillibilité du Pape et le devoir qu’on a de lui obéir. Pourtant, ils ne craignent pas à leur tour d’exagérer l’infaillibilité de Mgr Lefebvre et l’obéissance qui lui serait due...

 

Voici pour illustrer cette affirmation, un extrait de l’article de M. l’abbé Michel Simoulin, supérieur du district de l’Italie de ladite Fraternité, extrait tiré de Roma felix, lettre mensuelle d’information de la Fraternité Saint-Pie X en Italie (an I, n° 11, nov. 99, pp. 1-2) :

 

“Si tous nous avons compris cela [l’auteur se réfère à la déclaration de Mgr Lefebvre de 1974], je pense que nous devrions nous efforcer d’être très fidèles et dociles à tout ce que Mgr Lefebvre nous a transmis au nom de l’Église : la foi, bien sûr, mais aussi la loi morale, la discipline, la liturgie, ainsi que bien des choses de moindre relief, mais que chacun d’entre nous devrait garder par piété filiale et aussi parce que l’infidélité dans les petites choses est souvent le début de chutes plus graves. Nous ne pouvons pas choisir ce qui nous plaît et écarter ce qui ne nous plaît pas. Il faut tout prendre parce que tout est lié. Je m’étonne par exemple, d’entendre des personnes qui manifestent leur admiration pour Mgr Lefebvre et qui, dans le même temps, disent que sur telle petite chose, dans la morale ou dans la liturgie, il se serait trompé ! Curieux, car s’il s’est vraiment trompé sur des petites choses, qui peut me donner la certitude qu’il ne s’est pas trompé sur des choses importantes ?”

 

Que quelqu’un attribue au Pape ce que l’abbé Simoulin écrit de Mgr Lefebvre et il serait aussitôt accusé de “papolâtrie”... A notre avis cet article de l’abbé Simoulin est un exemple inquiétant du fait que la Fraternité s’appuie toujours plus sur un soi-disant “charisme” de Mgr Lefebvre qui devient pour ses disciples l’unique et infaillible critère de la vérité.

 

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